Partager l'article ! Retour sur la conférence du 15 octobre 2011 sur les réfugiés espagnoles: C’est à la salle Camille Pagé à Châtellerault, qu’environ soi ...
LES PROCHAINES MANIFESTATIONS DU CCHA 2009-2010
Jeudi 17 septembre 2009
Nouveau théâtre, 20 h
Les mémoires du pont Henri IV
par Geneviève MILLET, vice-présidente du CCHA
Samedi 17 octobre 2009
Châtellerault, salle du Verger, 16 h
A Châtellerault, la place Guitton « Américain » (XVIIIe-XIXe siècles)
par Ginette MARRANT, membre du groupe « Faire l’Histoire » de l’Université inter-âge
Samedi 14 novembre 2009
Ferme acadienne n° 6, La Croix de Justice, Archigny, 16 h
Les migrations tragiques des Acadiens aux XVIIe et XVIIIe siècles
par Gérard ARDON, Président de l’association « Les cousins acadiens »
Ouverture du thème de recherche du GRAHC 2009-2011 sur « Travail et migrations dans le Châtelleraudais»
Samedi 23 janvier 2010
Châtellerault, salle du Verger, 16 h
L’évolution de la famille Creuzé du début du XVIIe au milieu du XIXème siècle.
par Laurent
MASTORGIO, professeur et doctorant en Histoire à l’université de Poitiers
Samedi 20 mars 2010
Châtellerault, salle du Verger, 16 h
La « Belle-Epoque » vue par Maurice Bedel (1900-1914
par Chantal VERDON, professeur honoraire, agrégée de Lettres
Samedi 15 mai 2010
Châtellerault, salle du Verger, 16 h
Le commerce des vins et des eaux de vie à Châtellerault au XVIIIe siècle
par Jacques MARCADE, professeur honoraire de l’Université de Poitiers
C’est à la salle Camille Pagé à Châtellerault, qu’environ soixante-dix auditeurs ont assisté à la première conférence de la saison du CCHA.
Après l’Assemblée Générale, la présidente Claudine Pauly s’adresse au public pour proposer le sujet de la conférence : « Les émigrés espagnols dans le Châtelleraudais et dans la Vienne de 1936 à 1940 » puis elle passe la parole à Marie-Claude Albert chargée des relations avec les conférenciers. Cette dernière présente Léo Lepinçon, étudiant en histoire à l’Université de Poitiers qui s’est spécialement intéressé aux émigrés espagnols venus en France au moment du Front Populaire ; ce sera d’ailleurs le sujet de sa thèse. Notre jeune historien a, par ailleurs, participé en mars dernier à un colloque à Budapest où il a exposé le résultat de ses recherches.
Léo Lepinçon nous entraîne dans les péripéties douloureuses vécues par les partisans du Front Populaire espagnol opposés au régime de Franco qu’ils sont obligés de fuir.
Dès février 1936, des hommes, des familles passent la frontière. Puis au cours des deux années qui suivent, 1937 et 1938, les réfugiés continuent à affluer par vagues liées aux combats et aux évènements d’Espagne.
Les conditions de vie de ces populations, regroupées pour des raisons de sécurité loin de la frontière, sont difficiles. Les hébergements collectifs se font dans des casernes ou d’anciens abattoirs, mais on y trouve douches et toilettes... Quant au travail, les propositions sont rares et aucune aide n’est allouée. Souvent des hommes seuls retournent en Espagne pour s’engager dans le combat qui mine le pays.
La plus importante arrivée de réfugiés espagnols a lieu en 1939, mais à la veille de la seconde guerre mondiale, ils sont retenus dans des camps. Considérés comme réfugiés politiques, ils sont internés et surveillés. La vie des camps d’internement est extrêmement pénible que ce soit moralement ou matériellement, ou bien sur le plan hygiène et alimentation...
A la déclaration de guerre, d’autres réfugiés, français cette fois, fuyant nos frontières de l’est et du nord déferlent sur la France et le Poitou, créant la confusion générale. A cette époque beaucoup d’hommes espagnols s’engagent dans le conflit mondial.
En 1941, le monde est bouleversé, les réfugiés espagnols sont toujours là et la guerre exige d’autres priorités. Ils sont alors libérés des camps pour pouvoir y loger juifs et tziganes.
Les familles espagnoles s’installent comme elles peuvent dans notre pays en guerre et finissent par trouver un accueil et un peu de travail, une majorité d’hommes étant artisans.
Après la guerre, beaucoup d’Espagnols restent en France où ils ont fini par tisser des liens avec la population et trouver un travail plus stable capable de subvenir à leurs besoins.
C’est avec intérêt que le conférencier a été écouté. Le sujet a suscité nombre de questions, souvent posées par des descendants d’émigrés présents dans la salle.
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